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Glossaire

Pour se familiariser avec nos termes scientifiques

A

Additivité (des effets génétiques) :
en génétique quantitative, il y a additivité stricte des effets géniques à un locus, lorsque, la valeur de l’hétérozygote est égale à la moyenne des deux homozygotes. Dans une population panmictique, l’effet additif (« statistique ») d’un allèle correspond à la moyenne des génotypes ayant reçu cet allèle d’un parent donné.

ADN (Acide DésoxyriboNucléique ) :
macromolécule support de l’information génétique, formée de déxoyribonucléotides (complexes formés d’une base organique azotée (A pour Adénine, T pour Thymine, C pour Cytosine, G pour Guanine) associée à un sucre (le désoxyribose) et à l’acide phosphorique).

AGC (Aptitude générale à la combinaison) :
valeur moyenne des descendants d’un génotype en croisement avec un grand nombre de génotypes, ou avec la population à laquelle appartient ce génotype (cas d’une population panmictique).

Allèles :
gènes homologues présents à un locus et ayant la même fonction mais avec des effets différents.

Allogamie :
système de reproduction à fécondation croisée (entre deux individus différents). Par exemple le maïs et le tournesol sont allogames.

Allopolyploïdie :
état d’un génome formé par la juxtaposition de plusieurs génomes diploïdes différents. Par exemple, avec deux génomes, le colza est un allotétraploïde, avec trois génomes le blé est allohexaploïde.

Anaphase :
troisième phase de la division cellulaire (mitose ou méiose) ; dans la mitose, les chromosomes « fils » migrent à des pôles différents de la cellule ; dans la méiose, au cours de l’anaphase I, les chromosomes homologues se séparent après recombinaison (division réductionnelle), et au cours de l’anaphase II, les chromosomes « fils » se séparent (division équationnelle).

Anémophile :
une plante allogame est dite à pollinisation anémophile lorsque son pollen est transporté par le vent.

Angiospermes :
embranchement des plantes à fleurs, avec les graines incluses dans un carpelle, qui comprend les monocotylédones et les dicotylédones ; par opposition à gymnospermes qui sont les plantes à graines nues, ou seulement protégées par une écaille (ex les conifères).

Apomixie :
système de reproduction asexué par graine dans lequel il n’y a pas de  fécondation et qui reproduit le génotype de la plante mère. C’est, par exemple, le système de reproduction du pissenlit.

Apparentement :
deux individus sont dits apparentés s’ils ont au moins un ancêtre commun.

Aptitude à la combinaison :
valeur en croisement d’un génotype ; elle peut être générale (voir AGC) ou spécifique (voir ASC).

Aptitude générale à la combinaison :
dans un plan de croisement, moyenne d’un génotype en combinaison (croisement) avec les autres génotypes de ce plan.

Aptitude générale à la synthèse (AGS) :
l’AGS d’un génotype est la moyenne des variétés synthétiques à k parents qu’il est possible de développer avec ce génotype.

Aptitude spécifique à la combinaison :
dans un plan de croisement, différence entre la valeur observée d’un croisement et sa valeur prévue sur la base de l’additivité des AGC de ses parents.

ARN :
acide ribonucléique. L’ARN messager est le résultat de la lecture (de la transcription) de l’ADN.

ASC (Aptitude spécifique à la combinaison) :
écart entre la valeur observée d’un croisement de deux génotypes et sa valeur prévue sur la base de l’additivité des AGC de ces génotypes.

Autofécondation :
système de reproduction par graine par lequel une plante se reproduit avec elle-même.

Autogamie :
système de reproduction par autofécondation. Par exemple le blé et la tomate sont autogames.

Auto-incompatibilité :
Système génétique qui empêche la fécondation d’une plante par son propre pollen selon le génotype de celui-ci à certains locus.

Autotétraploïdie :
état d’un génome formé par la présence de quatre exemplaires d’un même génome haploïde de base. Des plantes sont naturellement autotétraploïdes par exemple le poireau, la luzerne, le dactyle… On crée aussi des autotétraploïdes par doublement du nombre chromosomique d’un individu diploïde.

Autopolyploïdie :
état d’un génome formé par la présence de plusieurs exemplaires d’un même génome haploïde de base. Des plantes sont naturellement autopolyploïdes ; ainsi le poireau est autotétraploïde, la fléole des prés est autohexaploïde

 

B

Back-cross ou rétrocroisement :
recroisement des descendants d’un croisement avec l’un des parents.

Banque de gènes :
dispositif de conservation ex situ des ressources génétiques, sorte de chambre froide pour conservation longue durée des graines (pour les plantes reproduites par graines) des échantillons.

Biolistique :
technique de transfert direct d’ADN par projection dans les cellules, à très grande vitesse, de micro-billes d’or ou de tungstène enrobées d’ADN (transgène), à l’aide d’un canon à particules.

Biologie de synthèse  :
différents sens : transformation génétique d’un organisme pour modifier son métabolisme et lui faire produire un produit nouveau ; synthèse d’un gène, voire d’un chromosome, insérés dans un génome d’un organisme pour remplir de nouvelles fonctions.

Bivalents :
à la métaphase de la méiose, groupement par paires des chromosomes homologues.

Bulks (méthode en) :
chez une plante autogame, méthode de sélection généalogique différée après la fixation, qui consiste à passer de la F1 à la F4 ou la F5, sans sélection par multiplication en mélange des descendants d’une génération.

 

C

Carte génétique :
représentation graphique de l’arrangement des gènes ou des marqueurs moléculaires d’un génome en tenant compte de leurs distances génétiques. Pour le génome nucléaire, elle représente les groupes de liaison, c’est-à-dire les chromosomes.

Caractère qualitatif :
caractère oligogénique (contrôlé par un faible nombre de gènes)  à variation discontinue dont la ségrégation est visible dans une F2.

Caractère quantitatif :
caractère à variation continue, souvent contrôlé par de nombreux gènes et influencé par le milieu.

Catalogue officiel des variétés :
liste des variétés d’une espèce cultivée qui peuvent être commercialisées en France ou en Europe, établie par le Comité technique permanent de la sélection. Ces variétés satisfont aux critères de DHS et de valeur agronomique et technologique.

CentiMorgan (cM) :
unité de mesure de la distance entre deux locus, correspondant pour les petites distances (moins de 10 centiMorgans) à la probabilité de recombinaison. 1 centiMorgan est la distance entre deux gènes telle qu’il existe une probabilité de 1 % qu’une recombinaison intervienne entre les deux locus.

Chiasma :
entrecroisement de deux chromatides homologues d’un chromosome, intervenant à la méiose et résultant d’un crossing-over (au point de croisement).

Chromatide :
à la première étape de la division cellulaire (mitose ou méiose), chaque chromosome se divise en deux parties, appelées chromatides, qui restent liées par le centromère.

Chromosome :
structure nucléoprotéique qui correspond à un ensemble de gènes liés sur une même molécule d’ADN.

Chloroplaste :
organite cytoplasmique contenant de l’ADN, spécifique aux plantes, siège de la photosynthèse.

Cisgénèse :
transfert, par des moyens artificiels, d’un gène, sans modification, d’une espèce dans le génome de la même espèce.

Cléistogamie :
fécondation avant l’ouverture de la fleur.

Clone :
copie obtenue par multiplication végétative d’une plante (c’est-à-dire d’un génotype)

Coefficient de consanguinité :
mesure du degré de consanguinité. C’est la probabilité qu’à un locus, chez une espèce diploïde, les deux gènes soient identiques.

Coefficient de parenté :
mesure du degré de parenté entre deux individus, à un locus. C’est la probabilité, en tirant un gène chez un individu et un gène chez l’autre individu, que ces deux gènes soient identiques.

Consanguinité :
reproduction entre individus apparentés.

COV (Certificat d’obtention végétale) :
titre de protection délivré à l’obtenteur d’une nouvelle variété qui lui permet d’avoir des droits de licence et interdit l’utilisation de la variété par un tiers, sauf comme ressource génétique.

Croisement factoriel :
plan de croisement dans lequel m génotypes mâles sont croisés à f génotypes femelles.

Croisement diallèle :
plan de croisement dans lequel sont réalisées toutes les combinaisons 2 à 2 de n génotypes.

Croisement frère x sœur :
système de reproduction en consanguinité par le croisement à chaque génération entre deux plantes sœurs.

Croisement pyramidal :
croisement par « étages » d’un ensemble de lignées, avec d’abord formation des hybrides simples indépendants, puis des hybrides doubles indépendants, puis des hybrides octuples.

Crossing-over :
recombinaison survenant à la méiose entre deux chromatides de deux chromosomes homologues.

Culture in vitro :
ensemble de méthodes et techniques permettant de « cultiver » au laboratoire, sur un milieu artificiel, d’une part des embryons ou des plantes et d’autre part des méristèmes, des fragments de tissus ou des cellules, souvent dans le but de régénérer des plantes.

CTPS (Comité technique permanent de la sélection) :
organisme qui sous la tutelle du ministère de l’Agriculture est en particulier chargé de l’inscription des variétés au catalogue officiel des variétés en France.

CVO (contribution volontaire obligatoire) :
taxe payée en France par les producteurs de blé tendre, en cas d’auto-approvisionnement en semences.

 

D

Degré de dominance :
à un locus, rapport entre la dominance biologique et la demi-différence entre les valeurs des deux homozygotes.

Dérive génétique :
fluctuation au hasard des fréquences géniques dans les populations de taille limitées.

Déséquilibre de liaison :
non association au hasard des locus dans une population. Il peut y avoir déséquilibre de liaison sans linkage.

Désoxyribonucléotide :
unité élémentaire de l’ADN formée par une base nucléique (A = Adénine, T = Thymine, G = Guanine, C = Cytosine), un résidu désoxyribose et un groupe phosphate.

DHS (distinction, homogénéité, stabilité) :
ensemble de critères qui sont étudiés pour l’identification d’une variété et sa protection.

Diallèle :
caractérise un plan de croisement dans lequel tous les croisements deux à deux de n génotypes sont réalisés. On peut cependant réaliser des diallèles partiels.

Dicotylédones :
plantes formant un sous-embranchement des angiospermes (plantes à fleurs) avec des graines à deux cotylédons et des feuilles à nervation radiale. Cf Monocotylédones.

Dioécie :
caractéristique des plantes dioïques, chez lesquelles les sexes sont séparés sur des plantes différentes (un individu porte soit des fleurs mâles soit des fleurs femelles.

Diploïdie :
état d’une cellule possédant deux génomes homologues qui s’apparient à la méiose et dans laquelle les chromosomes vont donc par paires. Une plante d’une espèce diploïde est une plante dont toutes les cellules sont diploïdes, sauf les gamètes, qui  sont haploïdes.

Disjonction :
à la méiose, séparation des allèles qui étaient réunis à l’état hétérozygote.

Disomique (hérédité) :
mode d’hérédité identique à celle d’un organisme diploïde, même si l’organisme n’est pas diploïde.

Distance génétique :
en génétique formelle, distance entre deux locus liés, mesurée en centiMorgan ; en génétique des populations, mesure du degré de dissemblance génétique entre deux populations.

Domestication :
dans le domaine végétal, au sens strict, adaptation « inconsciente » par l’Homme des plantes à ses besoins. Au sens large, recouvre aussi l’amélioration des plantes.

Dominance :
à un locus, chez un génotype hétérozygote, masquage de l’effet d’un allèle (qualifié de « récessif ») par l’effet de l’autre allèle (qualifié de « dominant »).

Dominance biologique :
à un locus, pour un caractère quantitatif, différence entre la valeur de l’hétérozygote et la moyenne des valeurs des deux homozygotes.

Dominance statistique :
à un locus, pour un caractère quantitatif, dans une population panmictique, différence entre la valeur d’un génotype et sa valeur prévue sur la base des effets additifs (statistiques).

Double fécondation :
mode de fécondation chez les plantes angiospermes, avec fécondation d’une part, d’un noyau haploïde mâle avec un noyau haploïde femelle, l’oosphère ou ovule, pour donner l’embryon diploïde, et d’autre part de l’autre noyau haploïde mâle avec deux noyaux haploïdes femelles, pour donner l’albumen triploïde (les deux noyaux haploïdes mâles sont issus de la division du noyau reproducteur du pollen).

Doublement chromosomique :
action de doubler le nombre chromosomique, équivalent d’une tétraploïdisation chez une espèce diploïde.

 

E

Écart-type :
racine carrée d’une variance.

Entomophile :
une plante allogame est dite à pollinisation entomophile lorsque son pollen est transporté par les insectes.

Épistasie :
interaction entre gènes non homologues.

Epigénétique :
au sens strict, une variation épigénétique de caractères est une variation héréditaire qui ne correspond pas à des différences de séquences de l’ADN et qui se transmet de façon stable au cours des générations de reproduction sexuée.

 

F

F1, F2, …. :
la F1 est la génération qui résulte du croisement de deux parents (des individus ou, le plus souvent, des lignées). La F2 est la génération obtenue par autofécondation de la F1 (ou par reproduction en isolement de la F1). Les générations suivantes par autofécondation sont notées F3, F4

Factoriel :
caractérise un plan de croisement dans lequel chacun des f génotypes pris comme femelles est croisé à m génotypes pris comme mâles. Désigne aussi un plan expérimental avec la combinaison de deux facteurs.

Famille :
ensemble d’individus apparentés, par exemple descendants par autofécondation ou fécondation libre d’une plante, descendants du croisement de deux plantes ou de croisements plus complexes.

Fardeau génétique :
ensemble des allèles défavorables portés par les individus d’une population et qui se maintiennent dans la population par un équilibre entre mutation et sélection. Chez les plantes allogames, ces allèles récessifs défavorables sont masqués à l’état hétérozygote.

Fixation :
développement de l’état homozygote à de nombreux locus, signifie l’absence de ségrégations. On parle de fixation d’une lignée ; on parle aussi de fixation de l’hétérosis, pour signifier l’obtention de lignées aussi bonnes que les hybrides

 

G

Gamète :
cellule reproductrice résultant de la méiose. Chez les plantes, le gamète mâle est contenu dans le pollen, le gamète femelle dans l’ovule. La méiose divisant le nombre chromosomique par deux, chez les organismes diploïdes, les gamètes sont haploïdes.

Gamétophyte :
dans le cycle du développement des végétaux, organisme haploïde qui produit les gamètes.

Gène :
séquence d’ADN codant pour un ARN, traduit ou non en protéine.

Gène majeur :
gène à effet fort, déterminant un caractère qualitatif, dont la ségrégation est visible en F2.

Génome :
au sens large, ensemble des gènes d’une espèce ; au sens restreint, ensemble des gènes d’un individu (synonyme dans ce cas de génotype).

Génomique :
science qui étudie l’organisation et le fonctionnement de l’ensemble des gènes au niveau du génome.

Génotypage :
action de génotyper, c’est-à-dire de déterminer le génotype d’un individu pour des marqueurs moléculaires.

Génotype :
au sens large, ensemble des gènes d’un individu ; au sens restreint : ensemble des gènes d’un individu à un ou quelques locus particuliers.

Gymnospermes :
embranchement des plantes à fleurs, sans carpelles, à graines nues, ou seulement protégées par une écaille (ex les conifères).

 

H

Haploïdie :
état d’une cellule contenant un seul exemplaire du génome de base. Les gamètes d’un individu diploïde sont haploïdes.

Haploïdisation :
dérivation d’un individu haploïde à partir d’un individu diploïde (ou autopolyploïde)

Haplodiploïdisation :
système artificiel de reproduction qui consiste à régénérer un individu à partir de cellules haploïdes (mâles ou femelles) puis à doubler le nombre chromosomique, ce qui conduit à un individu diploïde complètement homozygote.

Hérédité cytoplasmique :
mode d’hérédité de caractères déterminés par le cytoplasme ayant comme support l’ADN des mitochondries ou des chloroplastes : la transmission du caractère dépend de la transmission maternelle (le plus souvent) et/ou paternelle de ces organites.

Héritabilité :
au sens large, part de la variance génétique dans la variance phénotypique ; au sens étroit, part de la variance d’additivité dans la variance phénotypique.

Hermaphrodisme :
présence des éléments mâles (étamines) et femelles (pistil) au sein d’une même fleur.

Hétérosis :
phénomène de supériorité du produit d’un croisement par rapport à ses parents.

Hétérozygote :
état d’un génotype diploïde présentant deux allèles différents à un locus (ex. : Aa).

Homéologue, homologie :
des chromosomes homéologues sont des chromosomes qui ont les mêmes locus mais qui, normalement, ne s’apparient pas à la méiose. Des génomes homéologues sont formés de chromosomes homéologues.

Homéostase :
aptitude d’un génotype (ou d’une population) à se comporter de façon assez stable dans des conditions de milieux variables.

Homologue, homologie :
caractérise des chromosomes ou des génomes. Des gènes homologues sont des gènes qui sont situés au même locus, qui ont donc la même fonction. Des chromosomes homologues sont des chromosomes qui s’apparient ou peuvent s’apparier au moment de la méiose et qui ont les mêmes locus. Des génomes homologues sont formés de chromosomes homologues.

Homozygote :
à un locus, état d’un génotype avec un seul allèle, présent en un nombre d’exemplaires correspondant au niveau de ploïdie (ex. pour un diploïde : AA ou aa).

Hybride :
résultat d’un croisement.

Hybride simple :
résultat du croisement de deux lignées non apparentées.

Hybride trois-voies :
résultat du croisement d’un hybride simple et d’une lignée.

Hybride double :
résultat du croisement de deux hybrides simples.

 

I

Identique, identité :
deux gènes sont dits identiques lorsqu’ils dérivent par copie d’un même gène ancêtre. Il ne faut pas confondre identité et isoaction. Deux gènes ayant le même effet peuvent être identiques ou non-identiques

Intensité de sélection :
paramètre donnant une idée de la proportion d’individus sélectionnés ; elle est égale à la différence entre la moyenne des valeurs phénotypiques des individus sélectionnés et la moyenne des valeurs de tous les individus candidats à la sélection, cette différence étant exprimée en unités d’écart type de la distribution de la population de candidats.

Interaction génotype x milieu (G x E) :
situation dans laquelle les effets dus au génotype et les effets dus au milieu ne sont pas additifs, ce qui traduit une réaction différente des génotypes aux différents milieux, notamment une meilleure adaptation de certains génotypes à certains milieux.

Intercroisement :
en sélection récurrente, interfécondation, le plus au hasard possible, des unités sélectionnées.

Intragénèse :
transfert, par des moyens artificiels, d’un gène modifié d’une espèce dans le génome de la même espèce.

Introgression :
insertion dans un génome d’un gène ou d’un segment chromosomique provenant d’une autre variété, population ou espèce.

Isogénicité :
deux génotypes sont dits isogéniques s’ils portent les mêmes gènes à tous les locus ; le résultat d’un programme de rétrocroisement devrait être une lignée isogénique au parent receveur sauf pour le locus du gène introgressé, ce qui n’est jamais le cas, on parle alors de quasi-isogénicité.

 

L

Liaison en répulsion :
voir linkage en répulsion.

Lignée, Lignée pure :
ensemble d’individus homozygotes à tous leurs locus, tous identiques entre eux, et qui par autofécondation se reproduisent donc de façon identique à eux-mêmes.

Lignée recombinantes :
lignées obtenues sans sélection (par SSD) du croisement entre deux lignées. Elles sont très utilisées pour la détection de QTL.

Linkage :
liaison physique entre locus c’est-à-dire sur un même chromosome.

Linkage-drag :
phénomène d’entraînement d’un fragment chromosomique plus ou moins long autour du gène introgressé dans un programme de rétrocroisement.

Linkage en répulsion :
association entre un gène favorable et un gène défavorable.

Locus :
position d’un gène sur le génome ou classe des gènes homologues. À un locus il y a généralement plusieurs allèles possibles.

 

M

Mainteneur (de stérilité) :
génotype qui croisé à une plante mâle-stérile maintient la stérilité-mâle (les descendants du croisement sont tous mâles-stériles).

Marqueur moléculaire :
sorte d’ « étiquette » sur la chaîne d’ADN qui peut être révélée au laboratoire après extraction de l’ADN et traitement par des outils de la biologie moléculaire.

Méiose :
division, dite « réductionnelle », des cellules mères des gamètes qui conduit chez les diploïdes à des cellules haploïdes (les gamètes) contenant un seul exemplaire de chaque chromosome.

Métaphase :
deuxième stade de la division cellulaire (mitose ou méiose) avec disposition des chromosomes sur la plaque équatoriale. Pour la méiose, on distingue la métaphase I, avec l’appariement des chromosomes homologues et la recombinaison entre chromatides, et la métaphase II, après la séparation des chromosomes homologues (division réductionnelle), correspond à la métaphase d’une mitose (division dite équationnelle).

Micro-propagation :
procédé de multiplication végétative in vitro, à partir de fragments de tissus, avec un fort coefficient de multiplication

Mitochondries :
organites cytoplasmiques avec de l’ADN, qui jouent un rôle important dans le contrôle des transports d’énergie dans la cellule.

Mitose :
division des cellules somatiques qui conduit à deux cellules avec le même ensemble chromosomique que la cellule de départ.

Monocotylédones :
plantes formant un sous-embranchement des angiospermes (plantes à fleurs) avec des graines à un seul cotylédon et des feuilles à nervure parllèle (exemple : les graminées).

Monoïque :
des plantes sont dites monoïques si elles ont les sexes séparés sur la même plante (exemple le maïs) ; cette situation est qualifiée de monoecie.

Mutagénèse (génique) :
au sens strict, induction de  modifications dans la séquence des bases au niveau du gène. Elle peut être naturelle ou artificielle. Dans ce dernier cas, elle peut être aléatoire ou dirigée.

Mutation (génique) :
résultat de la mutagénèse ; elle est à la source des allèles à un locus.

 

O

Oosphère :
l’une des cellules haploïdes contenue dans le sac embryonnaire, équivalent chez les plantes de l’ovule des animaux.

 

P

Panmixie :
système de reproduction dans une population de grande taille dans laquelle la rencontre des gamètes mâles et femelles se fait au hasard, sans sélection (ni zygotique, ni gamétique), et sans mutation ni migration. À un locus, il conduit à la loi de Hardy-Weinberg qui établit que la composition génotypique de la population est stable d’une génération à l’autre.

Parent donneur :
dans le back-cross ou rétrocroisement, parent qui est le donneur du gène à transférer.

Parent receveur :
dans le back-cross ou rétrocroisement, parent qui est le receveur du gène à transférer (on parle aussi de parent récurrent).

Parthénogenèse :
reproduction asexuée d’un organisme à partir d’un ovule non fécondé Voir : apomixie.

Phénotypage :
action de phénotyper, c’est-à-dire d’évaluer la valeur phénotypique d’un génotype, d’une famille, d’une population…

Phénotype :
le phénotype d’un individu : correspond à ce qui est vu, observé ou mesuré sur cet individu, dans les conditions de milieu où il est, et à un niveau d’observation donné. Pour un caractère donné, le phénotype est le résultat de l’action combinée du génotype et du milieu.

Plasmide :
chez les bactéries, petite molécule d’ADN circulaire, indépendante du génome principal, douée d’une autonomie de réplication.

Pléiotropie :
situation dans laquelle un gène agit simultanément sur plusieurs caractères.

Ploïdie (niveau de) :
nombre de génomes élémentaires présents dans le noyau cellulaire.

Pollen :
chez les plantes, gamétophyte mâle qui donne le gamète mâle.

Polycross :
en amélioration des plantes allogames, dispositif d’intercroisement naturel de n plantes, soit pour apprécier l’aptitude générale à la combinaison d’une plante avec les n-1 autres (la probabilité d’autofécondation est très faible), soit comme départ d’une variété synthétique.

Polyploïdie :
état du génome formé par la présence de plusieurs exemplaires d’un même génome haploïde de base (on parle d’autopolyploïdie) ou par la juxtaposition de plusieurs génomes diploïdes (on parle d’allopolyploïdie). Voir autopolyploïdie / allopoplyploïdie.

Porte-graines :
génotype, famille ou population utilisée comme femelle dans la production d’hybrides.

Prébase :
voir semences de prébase.

Progrès génétique :
en amélioration des plantes, progrès dû à la modification des génotypes, à ne pas confondre avec le progrès agronomique qui intègre à la fois l’amélioration des variétés et l’amélioration des techniques culturales.

Promoteur :
séquence nucléotidique qui contrôle la transcription d’un gène ; point de départ de la lecture, mais aussi contrôle du lieu (organe) et moment d’expression du gène.

Prophase :
première phase de la division cellulaire (mitose ou méiose) avec la formation des chromatides.

Protéine recombinante :
protéine obtenue par génie génétique.

Protoplaste :
cellule végétale sans ses parois pectino-cellulosiques (qui ont été digérées).

 

Q

QTA :
quantitative trait allele, allèle à un QTL donné, souvent assimilé à un segment chromosomique contenant le QTL.

QTL :
quantitative trait loci, locus impliqué dans la variation d’un caractère quantitatif.

 

R

Récessif :
à un locus, chez un génotype hétérozygote, un allèle a est dit récessif si son effet est masqué par l’effet de l’autre allèle A (qualifié de dominant).

Recombinaison homologue :
se dit d’une recombinaison entre segments chromosomiques homologues.

Répulsion :
voir linkage en répulsion.

Ressources génétiques :
ensemble du matériel génétique d’un intérêt potentiel pour l’amélioration d’une espèce (populations, vieilles variétés, espèces apparentées…)

Restaurateur (de fertilité) :
génotype qui, croisé à un génotype mâle stérile, restaure sa fertilité mâle.

Rétrocroisement (ou back-cross) :
recroisement d’un individu issu de croisement avec l’un de ses parents.

 

S

S0, S1, S2 :
une plante S0 est une plante non consanguine, issue d’une population panmictique. Une famille S1 résulte de l’autofécondation d’une plante S; une famille S2 résulte de l’autofécondation d’une plante S1, etc.

Sac embryonnaire :
gamétophyte femelle haploïde des plantes Angiospermes avec huit noyaux issus de la méiose, dont l’oosphère, équivalent de l’ovule, qui fusionne avec l’un des noyaux mâles haploïdes pour donner l’embryon diploïde et deux autres fusionnent avec l’autre noyau mâle haploïde pour donner l’albumen triploïde (double fécondation).

Ségrégation :
dans la descendance en autofécondation d’un génotype hétérozygote à un ou plusieurs locus, apparition de phénotypes dans les proportions attendues des lois de Mendel.

Sélection assistée par marqueurs :
toute forme de sélection qui fait intervenir au cours de son application les marqueurs moléculaires. Les principales applications des marqueurs en sélection sont le marquage des gènes ou le marquage de segments chromosomiques.

Sélection conservatrice :
dispositif mis en place pour assurer le maintien et la stabilité d’une variété (opposée à la sélection créatrice, ensemble du processus de la création variétale, qui recouvre toutes les formes de sélection artificielle).

Sélection créatrice :
par opposition à la sélection conservatrice, sélection qui conduit à la création de variétés.

Sélection familiale :
sélection dans laquelle les unités de sélection sont des familles (de demi-frères, de pleins-frères, ou familles issues d’autofécondation S1, S2…)

Sélection généalogique :
sélection s’opérant le plus souvent à partir d’une population résultant du croisement de deux lignées et intégrant le suivi des descendances au cours des générations d’autofécondation, dans le but de créer une nouvelle lignée.

Sélection généalogique réciproque :
méthode de sélection généalogique qui permet de sélectionner deux lignées pour leur aptitude spécifique à la combinaison.

Sélection génomique :
forme de sélection assistée par marqueurs qui fait intervenir un marquage très dense du génome, dont le but est d’utiliser les effets de tous les QTL contribuant à la variation génétique, même ceux à effets très faibles.

Sélection massale :
sélection dans laquelle les plantes retenues pour leur phénotype sont récoltées en mélange (en masse). On parle aussi de sélection phénotypique individuelle.

Sélection participative :
mode de sélection par les agriculteurs en relation avec un organisme de recherche publique.

Sélection récurrente :
au sens restreint, sélection au niveau de populations, basée sur des cycles courts de sélection suivie d’intercroisement des individus sélectionnés. Au sens large, toute forme de sélection, à cycle assez court avec réintroduction systématique dans le matériel de départ de matériel résultant de sélection.

Sélection récurrente réciproque :
amélioration simultanée de deux populations, l’une par rapport à l’autre, dans le but d’augmenter la valeur de leur croisement.

Sélection sur descendances :
sélection dans laquelle les plantes candidates sont évaluées pour la valeur de leur descendances (familles de demi-frères, familles issues d’autofécondation : S1, S2,…).

Semences :
graines destinées à être semées pour obtenir une récolte, à distinguer des graines pour la consommation.

Semences de base :
semences mères des semences certifiées.

Semences de prébase :
semences mères des semences de base.

Semences certifiées :
semences vendues à l’agriculteur pour la culture de consommation. Elles répondent à certaines normes de pureté génétique et de qualité sanitaire et germinative, certifiées par le Service officiel de contrôle.

Semences paysannes :
les semences paysannes correspondent à des semences sélectionnées et produites par les agriculteurs pour leurs propres besoins ; elles peuvent aussi être issues de sélection participative.

Semihybride :
variété « hybride » obtenue sans contrôle strict du croisement et présentant donc un certain taux de semences non hybrides.

SSD (single seed descent, ou filiation monograine) :
système de fixation par autofécondation, sans sélection, tel que, pour passer à la génération suivante, une seule graine est prise par famille résultant de l’autofécondation des plantes de la génération précédente.

Stérilité mâle génique :
absence de production de pollen ou de pollen viable contrôlée par un système génétique simple (un ou deux locus).

Stérilité mâle cytoplasmique :
absence de production de pollen ou de pollen viable contrôlée par le cytoplasme (gènes localisés sur les mitochondries)

Stérilité mâle nucléo-cytoplasmique :
stérilité mâle déterminée à la fois par le cytoplasme et des gènes nucléaires (souvent qualifiée de cytoplasmique).

Superdominance :
situation dans laquelle, à un locus, l’hétérozygote est supérieur au meilleur des deux parents.

Surexpression :
stimulation de la production d’ARN au moment de la transcription d’un gène, ce qui conduit aussi à une surproduction de protéines. Cette stimulation se fait en plaçant le gène sous le contrôle d’un promoteur dit « fort ».

Synténie :
correspondance entre l’ordre des gènes d’une espèce à l’autre, sur un segment chromosomique plus ou moins long.

 

T

Taux de recombinaison :
pourcentage de recombinaison entre deux locus.

Testeur :
génotype (lignée, hybride ou population) utilisé pour étudier la valeur en croisement.

Tétraploïde :
souvent utilisé pour « autotétraploïde » ; se dit d’un génotype qui a quatre fois le génome haploïde de base, obtenu par doublement chromosomique d’un diploïde.

Tétraploïdisation :
action de doubler le nombre chromosomique d’une espèce diploïde.

Tétrasomique (hérédité) :
une hérédité tétrasomique est celle d’un organisme autotétraploïde.

Tétravalents :
à la métaphase d’une méiose chez un autopolyploïde, groupement de quatre chromosomes homologues.

Tilling (Targeted Induced Local lesions In Genomes) :
combinaison de la mutagénèse chimique et d’une méthode d’étude moléculaire de l’ADN à haut débit pour identifier où la mutation a eu lieu.

Top-cross :
plan de croisement entre une série de génotypes candidats à la sélection et un testeur pour évaluer leur aptitude à la combinaison.

Traduction :
à partir d’une séquence d’ARN messager issu de la lecture d’un gène, synthèse de la chaîne protéique correspondante.

Transcription :
à partir de la séquence d’ADN d’un gène, production de l’ARN messager correspondant.

Transcrit :
ARN issu de la transcription de l’ADN.

Transgène :
en vue de la transgénèse, construction génétique comprenant, outre la séquence codante d’un gène, un promoteur et une séquence de fin de lecture.

Transgénèse :
transfert d’un gène dans un génome, hors de la reproduction sexuée.

Transposon :
séquence d’ADN de faible taille qui change de place dans le génome grâce à l’action d’une enzyme, la transposase, souvent codée par cette même séquence.

Transgression :
au niveau d’une F2 ou de familles dérivées de cette génération, pour un caractère quantitatif, il y a transgression lorsque, suite aux recombinaisons entre les apports génétiques des parents de la F1, la valeur génétique de certains descendants est supérieure à celle du meilleur parent.

 

V

Valeur en lignées :
valeur moyenne des lignées dérivables d’un génotype.

Valeur propre :
valeur génotypique ou valeur per se.

Valeur en synthèse :
la valeur en synthèse de n génotypes choisis parmi k (n < k) est la valeur moyenne des variétés synthétiques à n constituants qu’il est possible de développer avec ces k génotypes.

Valeur sélective :
en sélection naturelle, nombre moyen de descendants laissés par un génotype à la génération suivante. C’est le produit de la probabilité de survie jusqu’à la maturité reproductive par la fertilité.

Variance :
mesure de la variation.

Variance génétique :
variance des valeurs génétiques, en l’absence d’épistasie, somme de la variance d’additivité et de la variance de dominance.

Variance phénotypique :
variance des valeurs phénotypiques ; somme de la variance génétique, de la variance d’interaction génotype x milieu (quand il y a plusieurs milieux) et de la variance environnementale (résiduelle).

Variance résiduelle (ou environnementale) :
variance des effets résiduels après élimination de la variance des effets principaux (génotypes, milieux) et de leurs interactions. Elle représente souvent la variation environnementale aléatoire dans un milieu donné.

Variété (au sens amélioration des plantes) :
population artificielle, à base génétique plus ou moins étroite, reproductible et de caractéristiques agronomiques bien définies. Ex : lignées chez les plantes autogames, hybrides ou variétés synthétiques chez les plantes allogames.

Variété population :
matériel végétal hétérogène maintenu par l’agriculteur ; chez les plantes autogames, vieille population locale ou variété issue de la multiplication d’une F2 ou issue de croisements complexes ; chez les plantes allogames, vieille population locale ou population récente obtenue par intercroisement de différents matériels et maintenues par simple multiplication panmictique.

Variété synthétique :
population artificielle résultant de la multiplication pendant un nombre déterminé de générations de la descendance en fécondation libre d’un nombre limité de plantes sélectionnées. Type de variétés développé chez les plantes allogames pour lesquelles il n’est pas possible de contrôler l’hybridation à grande échelle pour produire des variétés hybrides.

VATE (Valeur Agronomique, Technologique et Environnementale) :
Ensemble de caractères d’intérêt agronomique et technologiques qui sont étudiés pour l’inscription d’une variété au catalogue officiel français et européen.

 

X

Xénie :
effet immédiat des gènes du pollen sur les caractéristiques de la graine ou du fruit.

 

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